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Influences des phéromones chez les humains
Présentation et Synthèse
Les phéromones* [1] ont été découvertes dans les années 1870 par un entomologiste français, Jean-Henri Fabre (1823-1915) et sont à la base de la communication chez les fourmis. Etudiées véritablement depuis 1959, il apparaît que les phéromones ont un impact important chez les mammifères, dont les humains, au point que James Kohl considère que les humains sont, comme les autres mammifères, "des créatures plus olfactives que visuelles dans leur sélection sexuelle".
Cette page sera complétée progressivement.
Important : cette page doit énormément à James KOHL, auteur de The Scent of Eros, qui m’a beaucoup aidé dans la rédaction de la section correspondante de Pourquoi les femmes des riches sont belles. James Kohl a été l’un des tout premiers à étudier et populariser l’influence phéromonale chez les humains. La plupart des informations de cette page viennent de son site [2] et/ou de nos échanges e-mails.
Ressources :
- Terence Monmaney : "substances produites par un organisme qui provoquent une réponse non apprise chez d’autres membres de la même espèce"
- Benson, E. (2002a) : "Quand le terme "phéromone" a été défini dans la fin des années 1950 par les spécialistes des insectes Peter Karlson et Martin Lüsher, il comprenait trois implications principales : qu’il s’agissait d’un message auquel seul les membres de la même espèce répondrait, qu’il s’agissait d’un composé chimique unique et identifiable, et qu’il avait un effet direct et obligatoire sur le comportement ou la physiologie du récipient". Il remarque par la suite que chacune de ces trois conditions a été remise en cause depuis.
- Gouillou (2003) : "Les phéromones sont des substances volatiles (comme les odeurs) qui se concentrent dans les sécrétions (glandes apocrines) et exhalations corporelles (y compris notre souffle). Chez les autres animaux, les phéromones sont détectées par un organe à la base des narines (l’organe voméronasal (VNO), appelé aussi organe de Jacobson). Il est présent chez les humains, mais il y a toujours débat pour savoir s’il y est, ou non, fonctionnel (ex. : Berliner et al., 1996 ; Monti-Bloch et. al., 1998). Il n’y a par contre plus de doute que les humains répondent aux phéromones des autres humains avec le même pattern de changements hormonaux que celui trouvé chez les autres mammifères."
- 4 Types de phéromones humaines : (Benson, 2002a), les primaires, les libératrices, les modulatrices et les signaleurs (ces dernières ne provoquant pas de changement direct de comportement)
- Préférence des femmes : Claus Wedekind (1995) a trouvé que les femmes, à partir de la puberté, sont plus attirées par les odeurs des hommes les plus différents d’elles au niveau de leur système immunitaire (gènes du MHC*). Il a constaté que le choix s’inverse quand les femmes sont enceintes : elles reviennent vers une préférence pour des personnes leur ressemblant (id.).
- Influence de la pilule : Karl Grammer (1998) a annoncé que la pilule réduit la production de phéromones par les femmes et en baisse leur perception.
- Position dans le cycle menstruel : Les hommes sont capables de déterminer à l’odeur la position d’une femme dans son cycle menstruel (Singh, D. & Brondstad, P.M., 2001) et modifient leur comportement en fonction : ils seront beaucoup plus attentionnés (et présents) pendant ses périodes de fécondité (Gangestad et al., 2002).
- Symétrie : Thornhill et Gangestad (1999) ont trouvé que les femmes distinguent les hommes les plus symétriques simplement à l’odeur de leur sueur.
- Détection de la peur : Les femmes, comme les chiens, sont capables de détecter la peur à partir des phéromones (Ackerl et al., 2003)
- Femmes entre elles : Martha McClintock (1971) a montré que les femmes vivant entre elles synchronisent leurs cycles menstruel quand elles n’ovulent pas
- Odeur de sueur : Stern et McClintock (1998) ont montré que l’odeur de la sueur suffit à provoquer cette synchronisation.
- Preuve de l’influence phéromonale : Morofushi et ses collègues (2000) ont montré que, parmi les femmes vivant ensembles, celles qui sont synchronisées montrent une sensibilité différente à une phéromone (3-alpha-androsténol) mais pas à une autre (5alpha-androstérone)
- Femmes et bonobos : Selon plusieurs gardiens de zoos, les femmes synchroniseraient leur cycle menstruel avec les Bonobos (information souvent répétée à la TV, mais à ma connaissance aucune étude n’a encore démontré cette affirmation).
- Influences intersexuelles : les phéromones des hommes et des femmes ont une influence sur les taux hormonaux de l’autre sexe (Grammer, K. & Jutte, A., 1997)
- Effet du mariage : Les hommes mariés voient leur taux de testostérone baisser (Gray et al., 2002)
- Excitation sexuelle : les odeurs de femmes allaitant augmentent les envies sexuelles de celles qui n’ont pas d’enfant (Minella, 2002).
Sources
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