David Williams, un Américain ayant un salaire d’environ 35.000 USD par an, a joué au casino pour la première fois de sa vie après avoir reçu un coupon publicitaire de $20. En quelques années il a perdu $175.000, dont plus de $70.000 en un seul mois. Maintenant il attaque le casino, parce que celui-ci ne l’a pas empêché de jouer malgré son évidente (et annoncée) maladie. On peut bien sûr considérer qu’il s’agit d’un gros succès marketing du casino, mais Georges F. Will, l’auteur de l’article où j’ai trouvé cette anecdote [1] choisit une autre approche : une telle dépendance est-elle vraiment une maladie ? Faut-il tout médicaliser ? Il y a quelques temps, on aurait parlé de péché, de faiblesse de caractère, et maintenant le DSM IV classifie la dépendance au jeu [2].
- Electronic Morphine Newsweek. 25 nov. 2002
- Il conclut sur le fait que le jeu est devenu un élément de la politique sociale aux US, avec 3,5 milliards de dollars perdus online cette année.