Prévoir des semaines a l’avance l’efficacité des antidépresseurs

  

ABSTRACT :

Un EEG (électro-encéphalogramme) du cortex préfrontal permet de déterminer dès 48h après la première prise l’efficacité future de médicaments antidépresseurs, alors même que leurs effets cliniques ne sont pas ressentis avant 4 semaines [1] selon une étude qui a donné deux articles (American Journal of Psychiatry [1] et Neuropsychopharmacology [2]).

17 novembre 2002
http://www.evopsy.com/article68.html

 

Version imprimable Version imprimable
Envoyer l'abstract de cet article par mail (formulaire) Envoyer par mail
Ajout Del.icio.us Ajouter à Del.icio.us

Aide - Privacy Aide


DOMAINES

Essentiel
Neurobiologie
Psychiatrie

 

Les chercheurs ont mesuré à l’EEG quantitatif l’activité du cortex préfrontal avant la prise de médicaments (baseline), 48 heures et une semaine après sur 51 patients à qui il avait été donné soit un antidépresseur (Prozac ou Efflexor) soit un placebo :

  • Aucune différence significative n’avait été notée entre les différents groupes pour la baseline
  • 52% ont répondu à un des antidépresseurs contre 38% au placebo
  • Dès 48 heures après les répondants aux antidépresseurs ont montré une baisse de l’activité du cortex préfrontal, alors que ceux répondant au placebo montraient une augmentation de cette même activité (mesurée par la cordance : une nouvelle mesure prenant en compte plusieurs critères)
  • La quantité de la baisse était un indicateur de la rémission à 8 semaine
La première publication, de janvier, avait insisté sur le fait qu’on pouvait mesurer l’action d’un placebo : sujet dont on a beaucoup parlé cette année. La deuxième publication se focalise sur l’importance du cortex préfrontal. En complément, BBC News a rapporté ce dimanche [4] la mise au point d’un appareil de mesure de l’activité du cerveau ne nécessitant pas d’électrodes, mais effectuant la mesure à distance

  1. Andrew F. Leuchter, M.D., Ian A. Cook, M.D., Elise A. Witte, Ph.D., Melinda Morgan, Ph.D., and Michelle Abrams, R.N. (2002) : Changes in Brain Function of Depressed Subjects During Treatment With Placebo. Am J Psychiatry 159:122-129, January 2002
  2. Cook, Ian A. et al. (2002) : Early Changes in Prefrontal Activity Characterize Clinical Responders to Antidepressants Neuropsychopharmacology Volume 27, Issue 1, July 2002, Pages 120-131 DOI : 10.1016/S0893-133X(02)00294-4
  3. Scan predicts path of depression. BBC News. Monday, 10 June, 2002, 13:23 GMT 14:23 UK
  4. Remote control brain sensor. BBC News Sunday, 17 November, 2002, 00:41 GMT

--
Pour recevoir dès parution les nouveaux articles et news d'evopsy.com, envoyez un mail à : breves-evopsy-subscribe@list.monaco.net

 

 

 

 

evopsy.com : Psychologie Evolutionniste

RSS XML

 

GOUILLOU

Gouillou (Duculot - 2003) : Pourquoi les femmes des riches sont belles : Programmation génétique et compétition sexuelle

Commandez-le :

Cliquez ici pour le commander sur Amazon.fr ! ou Commandez Pourquoi... directement chez l'éditeur (plus rapide)

GEARY

Commandez-le :

amazon.fr ou Commandez le Geary directement chez l'éditeur

Menu

Dernière brève

Le QI des immigrants selon Goddard (1917) revu par Snyderman & Herrnstein
1er octobre 2005
Les "adversaires" du QI citent souvent comme exemple l’étude de Goddard de 1917 qui avait trouvé un QI très faible chez les nouveaux immigrants aux USA. Dans un article de 1983, Mark Snyderman et R.J. Herrnstein affirment que cette étude n’avait pas pour objectif de déterminer le QI moyen des immigrants, mais de valider si les bas QI pouvaient être détectés par un test d’intelligence, et que pour ce faire son échantillon ne comprenait que des personnes présentant des symptômes de limite de handicap intellectuel. Dans ce cadre, affirmer que les chiffres de Goddard concernaient l’ensemble de la population équivaudrait à affirmer que l’ensemble de la population souffre d’une forte fièvre puisqu’un grand nombre de ceux présentant des symptômes de maladie ont effectivement une forte fièvre.
La suite...

Dernier article

"Le Monde d’Asperger" par Estelle Louckx
23 décembre 2004
Les caractéristiques essentielles du Syndrome d’Asperger : Asperger et la vie affective, Asperger et les autres, Asperger et lui-même, la façon de penser d’Asperger, la douleur d’Asperger.
La suite...

Autres sites

Copyright

©Philippe Gouillou
1997-2004